carshow

J’ai parqué mon break roumain d’entrée de gamme pas tout près afin de ne pas faire mauvaise impression…

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… et surtout ne pas dévoiler que je ne partage pas forcement la passion et les valeurs du nombre de visiteurs endimanchés comme on l’était avant le « flower power » ( dont les idéaux me correspondent plus ).
Je suis à St Stephan, dans l’Oberland bernois, près de la piste de l’aérodrome sur laquelle s’étale chaque année le « Hangar Rockin festival » ( grande concentration d’anciennes voitures US ) 
Ma portière fermée,  je part à la découverte d’un monde que je connait qu’a travers les miniatures suspendues devant les caisses des supermarchés. Comme toujours dans mes reportages, j’aime laisser mes réticences dans la boîte à gants. J’écarquiller les yeux les embrumer d’un bonheur malicieux qui me transporte assez vite dans une compréhension bienveillante et amusée qui finalement m’amène à réellement croire que la ferveur des fidèles est bien la seule qui vaille. Une fois le filtre d’amour bien en place, je fais un pas en arrière et oublie la finalité qui les réunis et me concentre sur ce qui m’émeut, ce qui n’avait rien à y faire la veille, ce qui contraste avec l’immuable, ce qui me rappelle mon enfance ou les films que j’ai vus ou les livres que j’ai lu ou mes références photographiques.
Même l’épais nuage de fumée, n’est plus une source de pollution mais d’embellissement de la scène. L’odeur des pneus chauffés s’ajoute à mon plaisir.TesJe tourne une dizaine d’heures reviens sur mes pas fais trois fois le tour de l’ensemble,  histoire de ne rien manquer.
Quand les barils d’essence vintages parsemés entre les voitures me rappelle l’amusante campagne « Sion 2026 » c’est que redeviens moi même.
Il est temps de quitter la scène, je suis exténué.
Manque de m’acheter deux dés en peluches noirs pour décorer mon break ( gris )
M’endors dans ce dernier.